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Puisse Dieu consoler nos pauvres frères catholiques !

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29 Janvier 2026
Puisse Dieu consoler nos pauvres frères catholiques ! Le monde orthodoxe est scandalisé par la déclaration Fiducia Supplicans (FS) qui permet la bénédiction des couples homosexuels. Le père Josiah Trenham est un prêtre orthodoxe américain fondateur du site Patristic Nectar Publications qui publie des conférences en faveur de la foi orthodoxe. Dans une vidéo du 20 décembre 2023 intitulée « bénédictions interdites » (forbidden blessings), il explique, en s’appuyant sur plusieurs références scripturaires, pourquoi la déclaration FS est gravement erronée. Comme l’a bien indiqué le cardinal Burke, FS ne s’appuie sur aucune référence biblique ni patristique. Rien dans les écritures ne peut la justifier. Compte tenu de l’intérêt de cette vidéo et notamment de ses références scripturaires j’en résume ci-dessous les points principaux. Le père Trenham explique d’abord la notion de bénédiction en général. Dieu bénit le monde entier quand dans son amour il fait briller le soleil sur les bons et sur les méchants. Dieu a confié aux prêtres le pouvoir de bénir afin de propager son amour sanctificateur parmi les croyants. La bénédiction dans la liturgie par exemple est un geste sérieux qui renforce ceux qui la reçoivent dans leur lutte pour vivre avec droiture et dans leur combat contre les forces obscures du mal. Elle les redresse et les encourage quand ils sont abattus. Les bénédictions doivent donc être dispensées par les prêtres avec circonspection et en référence au Christ. La relation homosexuelle est non naturelle et désordonnée comme l’a dit Saint Paul (Rm, 1, 26-27). Bénir deux êtres humains prisonniers d’une relation destructrice aurait comme effet de les fixer dans leur déformation et de leur ôter la motivation et la grâce de vouloir travailler pour acquérir la chasteté et se réorienter vers une vie naturelle. Il est tragique de vouloir bénir ce qui est nuisible. Des bénédictions peuvent être perdues. Ainsi dans l’ancienne alliance les fruits de la bénédiction divine furent perdus chez ceux qui n’écoutaient pas la voix de Dieu et ne mettaient pas en pratique ses commandements (Dt 27 28, Lv 26) et remplacés par toutes sortes de malheurs. Dieu a expliqué dans la bible comment fonctionne la relation avec Lui et le lien d’engagement d’amour initié par Dieu auquel l’homme répond. La bénédiction est accordée en lien avec certaines pensées et de certains actes. Si ces pensées et ces actes sont ignorés, si la présence de Dieu est méprisée, si l’impiété est la règle, Dieu avertit que des malédictions s’ensuivront. La malédiction est l’absence de bénédiction. La bénédiction est suspendue en raison du comportement. Cependant les malédictions elles-mêmes sont susceptibles de conduire le peuple au repentir. Considérons la bénédiction des parents sur leurs enfants. « La bénédiction d’un père affermit la maison de ses enfants, la malédiction d’une mère en sape les fondations » (Si, 3, 9). La bénédiction peut donc être soit accordée soit refusée mais toujours dans un but salvifique. Accordée elle renforce l’enfant dans le droit chemin ; refusée elle l’incite à changer de comportement pour pouvoir ensuite l’obtenir. Si un fils trouve un emploi dans un casino alors qu’il est addict au jeu et qu’il dilapide tout son salaire au jeu, quel père lui donnerait sa bénédiction pour obtenir cet emploi ? Ce serait irresponsable. Et quel père dirait je ne bénis que celles de tes activités dans ce casino qui sont bonnes et non les mauvaises ? Ce ne serait pas sérieux. Il n’est pas sérieux de dire que l’on peut accorder des bénédictions partielles. Ce serait même dommageable car le fils serait établi dans un emploi qui le conduirait à sa propre perte. Parfois les parents doivent refuser leurs bénédictions. Quant aux bénédictions dispensées par les prêtres et les évêques, elles sont tournées vers la recherche du bien du peuple chrétien. C’est au nom du Christ et selon son enseignement qu’ils bénissent. Ainsi en Matthieu chapitre 10 on voit qu’il y a des situations dans lesquelles le prêtre doit refuser sa bénédiction. Il est faux de dire que le Christ n’a pas parlé de l’homosexualité. Dans ce chapitre de St Mathieu il rappelle la condamnation de Sodome et Gomorrhe qui étaient des lieux où l’homosexualité s’était répandue. On bénit pour encourager des personnes qui s’efforcent de faire le bien, pas quand on risque de les égarer, de nuire à leur lutte, de nuire à la motivation de ceux qui se trouvent dans une situation de tentation. Refuser une bénédiction à quelqu’un est une manière d’éveiller sa conscience. Il ne s’agit pas d’un jugement sur les personnes mais d’une responsabilité pastorale bienveillante. Une personne peut même ne pas être admise à recevoir les sacrements lorsqu’elle résiste à la repentance. Une bénédiction donnée dans ce cas priverait cette personne de sa motivation à se repentir. À notre époque où des modes de vie immoraux divers se sont répandus, où le mariage est piétiné, la procréation moquée, nous voyons les défenseurs de ces modes de vie exiger que l’Église s’incline et déclare que ce qui est non naturel est naturel, qu’il n’y a pas de norme, qu’il n’y a rien de non naturel parce qu’il n’y a pas de nature. Nous ne pouvons affirmer cela car nous aimons Dieu et nous acceptons Sa vérité. Les modes de vie immoraux défendus par certains ne sont pas le chemin vers la dignité. Nous avons tous notre croix à porter et chacun de nous a sa part de désordre dans sa vie. Mais l’Église ne proclame pas que ce qui est non naturel est béni. Aucun évêque ne bénirait spécialement un homme qui vient avec sa maîtresse avec laquelle il vit en dehors du mariage. On prie pour eux, on les encourage, on essaye d’éveiller leur conscience, de les mettre sur le droit chemin. Les bénir les priverait de la crainte de Dieu dans une situation dangereuse pour eux. L’Église ne bénit pas spécialement les nouveaux amants après un divorce ni les personnes qui vivent ensemble sans être mariées, ni les hommes plus âgés vivant avec un jeune garçon, ni les polygames. De même, si deux fidèles sont prisonniers d’une attraction homosexuelle, nous devons les encourager à prendre la voie naturelle, à vivre dans la vertu, dans la chasteté, s’ils chutent à se repentir et à se confesser, mais jamais nous ne devrions les tromper pastoralement en leur procurant une bénédiction qui les conforterait dans leurs affections non naturelles, tout en prétendant pharisaïquement que c’est de l’amour et que cette bénédiction spéciale n’affaiblit pas le mariage. Malheur à ceux qui encouragent cette bénédiction, à ceux qui la pratiquent et à ceux qui la demandent. Et que Dieu console nos pauvres frères catholiques romains. https://www.youtube.com/watch?v=VOhXibKm03Y May God console our poor roman catholic brethren !

Propos pour sages, hommes cultivés et autres raisonneurs de ce siècle.

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22 Juin 2017

Le titre de ce site fait référence au passage de Saint Paul sur la sagesse des hommes et la sagesse de Dieu : "Où est-il, le sage ? Où est-il, l'homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur de ce siècle ?" (1 Co 1 20). "Ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre ce qui est fort" (1 Co 1 27).

La vérité est accessible à qui n'est ni sage, ni cultivé, ni savant. Mais la raison humaine n'est pas pour autant disqualifiée, elle est capable d'atteindre la vérité. Le Christ giflé par le soldat montre que le dialogue et l'appel à la raison sont l'attitude juste face à la violence : "Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal, mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? (Jn 18 23).

Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? (Luc 12 57)

L'auteur de ce site est un laïc ordinaire catholique romain, qui confie à ce site ses réflexions sur les sujets les plus divers.